Le professeur Amoa Urbain poursuit ses actions terrain. Récemment, il était face à la société civile de Gonzagueville (Abidjan). Il s’est montré quelque peu revêche contre le chef de l’Etat qui avait brillé par son absence à la traditionnelle cérémonie commémorative de la fête du travail célébrée le 1er mai dernier.

Amoa Urbain a qualifié l’attitude du chef de l’Etat de «gouvernance par délégation » et de « gouvernance par mépris ». Alassane Ouattara avait chargé le chef du gouvernement à présider cette cérémonie avec les couches socioprofessionnelles. En 2012 et 2014, il avait commis respectivement les premiers ministres Ahoussou Jeannot et Kablan Duncan Daniel d’échanger avec les travailleurs ivoiriens.

Le candidat à la présidentielle de 2020 a prévenu les acteurs de la société civile sur les risques qu’ils encourent s’ils ne jouent pas leur rôle qui est le leur. « Il y a deux risques auxquels la société civile ivoirienne doit faire attention. Elle doit éviter d’une part d’être une société civile de rattachement à un parti politique et d’autre part, d’être une société civile à puissance de mendicité. Si ces deux éléments sont élagués, alors on va vers une Société civile suffisamment consciente de son rôle d’arbitrage et d’équilibre ».

Le conférencier du moment a fait des propositions qui se résument donc en le savoir, le savoir-être, le savoir-dire, le savoir-faire, le savoir-faire-faire, le savoir faire-dire et le savoir-faire-savoir.

Le thème de la conférence a été ‘‘Election présidentielle 2020 : logique d’une contribution de la société civile, des guides spirituels, des chefs traditionnels et de communauté à l’apaisement du climat social et du maintien d’une paix permanente en Côte d’Ivoire’’.

P.K