L’Office National d’Identification (ONI) délivre depuis le 25 avril, en partenariat avec la Direction d’Aides aux Réfugiés et Apatrides (DAARA) du ministère des affaires étrangères, les cartes  biométriques à plus de 1000  réfugiés vivant sur le territoire national.

La cérémonie officielle de remise de ces titres a eu lieu le 25 avril dernier en présence du ministre des affaires étrangères, de la représentante de la commission de l’union africaine, des différentes représentations consulaires et ministérielles ainsi qu’une forte délégation de l’ONI conduite par Mme Yobouet Boidy Lucie, représentant le Directeur général.

Cette action, selon l’Oni, vise à permettre aux réfugiés, ne disposant pas de titre d’identité et qui éprouvent des difficultés dans l’accomplissement des actes de la vie civile, à le faire plus aisément en Côte d’Ivoire, leur pays d’accueil.

Des équipes d’enrôlement mobiles de la direction générale de l’ONI ont sillonné du lundi 25 mars au dimanche 30 mars derniers les villes d’Abidjan, de Guiglo, Danané, Daloa, San Pedro et Tabou. Au total, cette opération a permis d’enrôler plus de 1000 réfugiés.

A l’occasion de la cérémonie de remise symbolique des cartes aux bénéficiaires, le ministre des affaires étrangères Marcel Amon Tanoh, a marqué son satisfecit et  remercié l’Office National d’Identification pour avoir accepté d’apporter son expertise technique à la réussite du projet. Ce nouveau titre d’identité contient les mêmes paramètres de sécurité que la carte nationale d’identité. Tout détenteur de cette carte pourra donc désormais en toute sérénité, ouvrir un compte bancaire, signer un contrat, souscrire à tous types d’abonnements, etc. En clair, à partir de maintenant, tout réfugié, pourra circuler librement et accomplir aisément tous les actes de la vie civile tout comme les nationaux.

Du côté des bénéficiaires, c’est un grand soulagement que de se voir délivrer sa carte de refugié. Pour Pierre Moukala, refugié depuis 2000 en Côte d’Ivoire, il pourra désormais accomplir ses opérations bancaires, un  acte de la vie civile qui lui était impossible à réaliser puisqu’il ne détenait pas de document fiable. Comme lui, les autres pétitionnaires n’ont pas manqué d’exprimer leur joie de bénéficier de la carte biométrique de réfugié. Un sésame qui leur ouvre enfin les portes d’une existence plus paisible.

Source : Oni