Après l’étape de Gbéléban (village maternel du président Ouattara) où il a souhaité une implication résolue des guides religieux musulmans et la chefferie traditionnelle pour désamorcer les potentiels conflits en gestation dans les esprits des Ivoiriens, le professeur Amoa Urbain, a, le vendredi 06 avril 2019, poursuivi son pèlerinage à la recherche de la paix en se rendant sur le site du décès de l’ancien Nonce apostolique, Ambrose Madtha, dans le village de Gueupleu, à 8km de Man.

Durant une trentaine de minutes dans le recueillement et la prière, Amoa Urbain n’a pas tari d’éloges pour rendre hommage au Nonce apostolique, Ambrose Madtha décédé, le samedi 08 décembre 2012, des suites d’un accident de circulation à Gueupleu, à Man. L’illustre disparu œuvrait à la réconciliation en Côte d’Ivoire.

« Je suis venu en ce lieu de décès, de haute spiritualité, pour me souvenir de cet homme de grande foi, Son éminence Monseigneur Ambrose Madtha. Je suis venu interpeller la conscience africaine pour que toute la Côte d’Ivoire et toute l’Afrique se souviennent de sa contribution à la recherche de la paix pour notre pays, lui qui n’était des nôtres (Ndrl: Ivoiriens), pour chercher à rassembler les fils et les filles de notre pays » a précisé Amoa Urbain.

Et de souhaiter que « le Prix Félix Houphouët-Boigny pour la recherche de la paix 2018 soit attribué à Monseigneur Ambrose Madtha à titre posthume. Ce serait un acte de reconnaissance. Puissent les autorités de notre pays s’en souvenir et que ce ne soit pas un acte spectaculaire mais un acte qui nous interpellera tous » a-t-il plaidé. Aussi, cet Officier des Arts et des Lettres, désormais homme politique a-t-il salué les valeurs de don de soi, d’altruisme et de dilection du prochain qui ont caractérisé ce suprême pontife.

Tout en souhaitant que des messes soient de nouveau dites en souvenir de l’ancien diplomate du Saint siège, Amoa Urbain s’est félicité que Monseigneur Ambrose Madtha ait partagé ses trouvailles académiques à savoir la diplomatie africaine et la théorie de l’évitement, qui conduisent vers la recherche de la paix, la prévention et la résolution des conflits. Porteur de cette noble initiative, le professeur Amoa Urbain vient une fois de plus conforter sa vision et sa philosophie d’acteur et de promoteur de la paix et de la réconciliation en Côte d’Ivoire.

Piqûre de rappel, après la crise post électorale, lors de la présentation des vœux du corps diplomatique en 2012 au chef de l’Etat, Alassane Ouattara, Monseigneur Ambrose Madtha avait déclaré que «La guerre est finie. Chaque citoyen, selon sa condition sociale, doit mener une vie calme, épanouie et paisible pour participer au développement de son pays. Cela n’est possible que si les fils et les filles de ce pays sont réconciliés et unis, si les droits que possède chaque individu sont respectés et enfin si la population arrive à sortir de la pauvreté qui prend des proportions inquiétantes dans un pays aux immenses atouts économiques».

Patrick Krou depuis Man