(Rfi)-Lors de leur sommet à Bruxelles, les 27 chefs d’États et de gouvernements de l’Union européenne ont appelé le gouvernement britannique à faire les gestes nécessaires pour parvenir à un accord sur la future relation euro-britannique. Un appel qui s’est vu opposer une fin de non-recevoir par le premier ministre Boris Johnson.

Sauf rebondissement d’ici dimanche soir, le négociateur européen Michel Barnier ne se rendra pas à Londres lundi pour de nouvelles négociations, contrairement à ses prévisions. Son homologue David Frost l’en a dissuadé.

Selon le négociateur britannique, le sommet européen n’a pas laissé de base pour quelque discussion que ce soit. Il n’y a pas eu de changement fondamental d’approche de l’Union Européenne comme le réclamait Londres. Et pour cause: les Européens estiment qu’aucun progrès n’a pas été fait sur la pêche, sur les conditions de concurrence équitable ou sur le règlement des différends dans un accord de libre-échange.

L’indication de Michel Barnier que l’Union serait prête à des concessions sur l’accès à son marché en échange de concessions britanniques sur la pêche n’aura donc pas suffi. Et Emmanuel Macron l’a résumé de manière lapidaire après le sommet : « Les négociations achoppent sur tout ».

Chacun se renvoie donc la balle et affirme donc de plus en plus fort être prêt à une absence d’accord. Pas de libre-échange euro-britannique, donc, retour des droits de douane, des contrôles tatillons d’entrée et de sortie pour les marchandises ; voilà le scénario que les Européens disent redouter depuis le 1er février. Et depuis ce vendredi, ce ne semble plus être uniquement une menace utilisée par un côté ou l’autre comme outil de négociation.

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