La jeunesse ivoirienne s’intéresse de moins en moins aux processus électoraux en Côte d’Ivoire. Alors que celle-ci, selon le recensement général de la population de 2014 constitue 77% de la population en âge de voter. Et pourtant, seulement 29% de cette masse est inscrite sur les listings électoraux. Un taux jugé désastreux.

C’est for de ce constat que 18 fédérations et organisations de la jeunesse ont lancé ce vendredi 04 octobre, à l’ISTC polytechnique d’Abidjan, une campagne de mobilisation dénommée ‘‘Pour chaque jeune, une voix’’. Il a pour objectifs d’inciter les jeunes dans les processus électoraux en Côte d’Ivoire et de plaider auprès des décideurs, la facilitation de l’obtention des documents tels la carte nationale d’identité, le certificat de nationalité, les extraits de naissance.

Cette campagne qui se tient à quelques mois (incertains) de la présidentielle a pour thème ‘‘Processus électoral en 2020, quelles actions pour une inclusion des jeunes ?’’. Elle a surtout été marquée par un panel animé par Agnès Kraidy, Journaliste-Écrivaine, Magloire N’dehi, chargé de programme à Friedrich Naumann et Lenissongui Koné, coordonnateur et membre fondateur du réseau ivoirien de jeunes leaders pour l’intégrité (RIJI).

 De la gauche vers la droite: Agnès Kraidy-Lenissongui Koné-Soro Sitha (modératrice) et Magloire N’déhi

Agnès Kraidy a surtout insisté sur la nécessité pour les jeunes de participer aux processus électoraux. Car a-t-elle dit « tout ce qui est fait pour vous, sans vous, est finalement fait contre vous ». Magloire N’déhi a abondé dans le même sens faisant comprendre ce que gagne la jeunesse à prendre part aux processus électoraux. « Les jeunes gagnent la possibilité de choisir leur président, leurs députés pour les défendre en votant des lois à l’assemblée nationale. Les jeunes gagnes la possibilité de choisir leurs représentants locaux que sont les maires et les présidents de conseils régionaux ».

Les 18 fédérations et organisations de la jeunesse appellent de tous leurs vœux, à des élections libres, transparentes et apaisées, prenant en compte les voix de toutes les couches sociales y compris celles des jeunes. 

Séraphin Kouamé