Bon nombre d’ivoiriens avaient cru en lui. Nombreux ont été ceux qui se retrouvent six pieds sous terre pour sa cause. D’autres encore sont  marqués à jamais. Depuis l’opposition, Alassane Ouattara puisque c’est de lui dont il s’agit a longtemps joué sur ses qualités d’économiste (?) tant il s’en délecte pour séduire ces personnes dont certains se retrouvent aujourd’hui en exil et condamnés à de lourdes peines.

Parvenu à bout des régimes qui se sont succédé grâce à des coups d’état et rébellion, Alassane Ouattara accède au pouvoir à l’issu de la présidentielle de 2010 dont les Ivoiriens portent encore les stigmates. Mais celui qui a été formé au Fmi a-t-il vraiment un programme de société différent de ses prédécesseurs qu’il a combattu à bout de bras ? Sans le moindre doute, l’on pourrait répondre par la négative. Des promesses électorales, il en avait faites. Mais leur mise en application est un casse-tête chinois.

Parvenu au pouvoir, l’ancien directeur de la Banque centrale des États de l’Afrique de l’ouest (Bceao) a semblé perdre ses repères. Au bout de ses deux mandats (le dernier prend fin le 31 octobre 2020, Ndlr) les Ivoiriens et plusieurs de ses partisans se sont vite rendus compte que celui qui est venu tout droit du Fmi n’a été qu’un spécialiste dans le plagiat. En effet, la plupart de ses réalisations dont il entend défendre au profit de son dauphin Gon Coulibaly n’ont été que des programmes de société de Henri Konan Bédié confiné dans les Chantiers de l’Éléphant d’Afrique.

Entre autre, le 3ème pont, le barrage de Soubré, l’échangeur de la Riviéra, le prolongement de l’autoroute du nord dont les travaux ont été lancés par Laurent Gbagbo…La gratuité de l’école a été troquée en renflouage des caisses du ministère de l’éducation nationale et de l’enseignement technique. Le cas palpable qui démontre que le très cher président de la République ne pense rien de lui-même ce sont les questions de la caution à la présidentielle et de parrainage. L’économiste a fait du vrai copier-coller.

En ce qui concerne la caution de 20 millions qui passe désormais à 50 millions de Fcfa, c’est juste une idée du président Patrice Talon du Bénin qui, dans sa volonté d’écarter des candidats dans son pays a fait grimper la caution à 500 millions de Fcfa. Et le démocrate (sic) Ouattara lui-même l’a dit à Katiola le 28 novembre 2018 à l’occasion de sa visite qu’il a effectuée dans la région du Hambol. « Quand j’ai échangé avec le président du Bénin (Ndlr: Patrice Talon), il a dit qu’il veut mettre la caution à un milliard de FCFA » s’est justifié Alassane Ouattara, arborant un sourire moqueur.

« J’ai demandé au gouvernement d’étudier les voies et moyens pour ce faire. Peut-être, faite comme au Bénin où la caution a été élevée. On ne va pas atteindre 500 millions FCFA. Si on atteint cette barre, il n’y a peut-être que Jean-Louis Billon qui va pouvoir payer (…) Il faudrait mettre la caution, au minimum, à 100 millions FCFA. Parce que, si on veut être Président de la République, on doit pouvoir sortir au moins 100 millions FCFA pour sa campagne ».

Alassane Ouattara, l’économiste qui a la manie de plonger les pays dans l’endettement sans fin

Le parrainage de candidature est du président Macky Sall du Sénégal. Et c’est avec aisance que le président Ouattara a évoqué ce 28 novembre 2019 à Katiola la question du parrainage, comme le Sénégal l’a fait, lors de sa dernière élection présidentielle. De ce qui précède les ivoiriens ont véritablement découvert que le chef de l’État n’est qu’un vrai spécialiste du copier-coller. L’économiste chevronné comme il n’en a jamais existé nulle part ailleurs ne sait que sur-endetter les pays et les plonger dans l’extrême pauvreté.

Alassane Ouattara clouait au pilori, les présidents Henri Konan Bédié et Gbagbo pour une dette d’un peu plus de 6.000 milliards de Fcfa de la Côte d’Ivoire. Admis au PPTE en 2012, le pays croyait avoir fini avec ces dettes à n’en point finir. Mais que nenni ! En seulement neuf (09) ans de gestion, Alassane Ouatatra et le Rhdp ont surendetté le pays à hauteur de 13.500 milliards de Fcfa. Une dette que même cinq générations ne parviendront point à éponger.

Alassane Ouattara vient encore de s’illustrer de la plus mauvaise manière dans un flagrant copier-coller. Il a emboîté le pas au président béninois qui a annoncé il y a peine une semaine, le retrait de son pays de la Cour Africaine des droits de l’homme et des peuples. Hier mercredi 29 lors du conseil des ministres, Alassane Ouattara a aussi annoncé le retrait de la Côte d’Ivoire de la Cour africaine des droits de l’homme et des peuples pour l’affaire qui l’oppose à Guillaume Soro.

A la fois flagorneur et connu pour sa mauvaise gestion des affaires le chef de l’État et le Rhdp sont connus du monde entier pour être passés de pseudo démocrates en dictateurs.

Source: L’Héritage