Une coalition de syndicats de transporteurs conduite par Doumbia Shaka et le président du Syndicat des taxis compteurs d’Abidjan (STCA), Mamadou Doumbia, ont donné de la voix récemment dans un communiqué rendu public. Ils ont, en effet réclamé un audit de la Mutuelle d’assurance des taxis-compteurs d’Abidjan (MATCA).

Pour eux depuis l’installation des dirigeants actuels de cette structure aucun audit sérieux n’a été mené. Ils ont donc interpellé le premier ministre de Côte d’ivoire, Patrick Achi, et le ministre des transports afin que ces autorités se penchent sur la question.

« Depuis 2012 et 2014, une nouvelle équipe s’est installée de force à la MATCA. Les dirigeants font croire que tout va bien. Alors que des sociétaires se plaignent d’une mauvaise gestion » a dit le responsable de la coalition des syndicats des transporteurs, Shaka Doumbia. Selon lui, en effet, depuis 2013, il y a y a des questions qui méritent d’être élucidées.

Notamment des honoraires d’avocats, la rénovation du bâtiment qui abrite le siège social de la MATCA, l’achat d’une résidence à un tiers sans motif, l’absence de pièces justificatives dans un rapport d’audit démarré en 2013. Pour les transporteurs tous ces points constituent un motif valable pouvant susciter un audit.

Par ailleurs,  il a été dénoncé le fait que la MATCA ait choisi de confier l’audit interne de la structure à Monsieur  François Kouadio qui serait le frère du directeur des affaires financières de la mutuelle, Kouadio Kouamé.

« Nous interpellons le premier ministre Patrick Achi et le ministre des transports  à ce sujet », a indiqué le président du syndicat des taxis compteurs d’Abidjan (STCA), Mamadou Doumbia. Mieux, il a exigé que le gouvernement, comme cela a été le cas du secteur public avec l’audit de certaines structures, suspendent les dirigeants de la MATCA.

Pour ce faire, il a souhaité qu’une mission d’enquête soit lancée dans les entreprises privées notamment à la MATCA dont la gestion est soupçonnée d’opacité. « Nous interpellons aussi la Conférence interafricaine des marchés d’assurance (CIMA). Qu’elle ne se fasse pas complice de la MATCA », a conclu le conférencier.

Séraphin Kouamé