Générations et Peuples solidaires (GPS), tout comme l’ensemble des partis politiques et de la société civile ne reconnait toujours pas Alassane Ouattara comme président pour son 3ème mandat.

Dans un communiqué signé de l’ancienne ministre Affoussiata Bamba Lamine dont la rédaction de Lepanafricain24.info a reçu copie le lundi 30 novembre 2020, GPS dénonce la corruption de la France dans l’obtention de marchés juteux en Côte d’Ivoire et appelle le président Bédié à réunir toutes les plateformes de l’opposition pour un bilan de la désobéissance civile.

GPS a félicité le vaillant et courageux peuple de Côte d’Ivoire pour sa bravoure et sa pugnacité dans le cadre du respect de la désobéissance civile. Il l’invite à se mobiliser davantage. Il a salué « la mémoire de nos martyrs exécutés par les miliciens sur l’autel du pouvoir absolu de M. Alassane Ouattara et dit sa détermination à se tenir solidairement aux côtés des blessés et des familles éplorées ». Selon GPS, ce qui s’est passé est tout sauf un processus électoral. Qui plus, a été terriblement entaché d’irrégularités et des pires violences jamais enregistrées depuis 1960 avec la résurgence d’affrontements intercommunautaires aggravés.

« Les manifestations de protestation lancées par la société civile et les partis de l’opposition dès l’annonce de la candidature inconstitutionnelle de M. Alassane Ouattara jusqu’au passage en force orchestré, ont été émaillées par une violence inouïe. M. Alassane Ouattara, actionnant ses milices qui ont été auteurs d’une barbarie bestiale contre les populations ivoiriennes ».

Selon GPS, malgré le règne de terreur et les nombreuses violations des droits de l’homme observée, l’opposition politique, en toute responsabilité, « affirme que le seul antidote à l’effondrement de l’Etat ivoirien, demeure la démocratie et le respect strict de la constitution », fait savoir GPS, rappelant les exigences de l’opposition. Notamment, la dissolution du conseil constitutionnel parjure, la dissolution de l’actuelle Cei monocolore et aux ordres, l’audit international de la liste électorale, la libération de tous les prisonniers politiques, civils et militaires, le retour sécurisé de tous les exilés, la mise en place d’une commission d’enquête internationale pour situer les responsabilités des atrocités commises avant et après la mascarade électorale et identifier leurs auteurs, la mise en place d’une transition civile pour l’organisation d’une élection présidentielle transparente et inclusive.

Pour ainsi dire, « nous ne reconnaissons pas le 3ème mandat inconstitutionnel de M. Alassane Ouattara et par conséquent, il ne peut être accepté comme le président élu. GPS considère que la farce électorale du 31 octobre 2020 établit clairement que le peuple de Côte d’Ivoire n’a pas voté pour Alassane Ouattara et de ce fait que ces élections sont réputées nulles et de nul effet ». Pour le mouvement politique de Soro, c’est une faute » commise par le président français d’adouber Alassane Ouattara comme président élu.

« Les tentatives maladroites du président français Emmanuel Macron, de reconnaitre M. Alassane Ouattara comme président en violation de la constitution, du massacre de plus de 200 ivoiriens dont le jeune Koffi Toussaint décapité, est une faute. Une telle posture de la France ne fait qu’empirer le climat politique déjà délétère. Le bradage économique au profit des multinationales françaises par M. Alassane Ouattara ne doit en aucun cas justifier son adoubement au détriment des nobles valeurs des droits de l’homme et de la démocratie ».

« GPS continuera à s’opposer aux 3èmes mandats et aux présidences à vie ». Devant les pratiques d’Emmanuel Macron qui violent la loi Sapin en France, GPS a estimé qu’il urge que l’opposition politique se réveille et porte haut, le flambeau du combat pour la démocratie et l’Etat de droit. « GPS sollicite le président Henri Konan Bédié et l’ensemble des leaders politiques d’opposition aux fins de convoquer toutes les plateformes politiques engagées dans le combat pour l’Etat de droit et la démocratie pour faire un état des lieux de la désobéissance civile sans complaisance, en tirer les leçons afin de rassurer le peuple et relancer son noble combat car la lutte doit continuer », a proposé GPS dans ledit communiqué.

B.P