La protection des espèces marines et singulièrement les tortues de mer préoccupe à bien d’égards des organisations de la société civile ivoirienne. Ả commencer par l’Ong Stop aux Changements Climatiques (STO.C).

Cette organisation de la société civile ivoirienne engagée depuis plusieurs années dans la préservation de l’environnement et du climat, a choisi de faire de la préservation des espèces marines protégées et singulièrement des tortues de mer une mission nouvelle. Ce, en vue d’accompagner le gouvernement ivoirien dans sa démarche de préservation de la biodiversité marine. 

Pour mener à bien leur nouvelle mission, les membres de cette organisation non gouvernementale ont choisi de s’inspirer en la matière de l’expérience de l’Ong Conservation des Espèces Marines (CEM).C’est tout le sens de la visite des premiers responsables de STO.C le 1er mai 2021 à Grand-Bereby, zone où l’on trouve les tortues.

Le président de STO.C, Médard Zadi et son équipe se sont imprégnés des actions significatives en matière de la lutte contre la disparition des tortues menées par l’Ong CEM.

« Aujourd’hui en Côte d’Ivoire, en matière de protection des espèces marines protégées et particulièrement les tortues de mer, tout le monde s’accorde à dire que l’Ong Conservation des Espèces marines ou CEM est mieux outillée en la matière. Pour le peu qu’elle est la seule pour l’heure à avoir mené de nombreuses actions en la matière et dont les résultats sont tangibles. Pour preuve, Grand-Bereby qui était la plus grande source d’approvisionnement en viande de tortue, est plus que jamais engagée dans la lutte. Avec les populations, pêcheurs, acteurs gouvernementaux et la société civile sont embarqués dans la préservation. Nous sommes venus bénéficier de l’expertise de cette Ong en vue de nous armer de sorte à pouvoir œuvrer également dans la même dynamique de protection des espèces marines. Car nous pensons que la question de la protection de l’environnement est transversale et commande que chacun y mette du sien », a confié Médard Zadi, président de l’ONG Stop aux Changements Climatiques au terme de la mission de Grand-Bereby.

La délégation de STO.C  s’est rendue à l’écloserie du village de Roc pour s’imprégner du mécanisme de conservation, de protection et d’éclosion des œufs de tortues. Elle s’est, par ailleurs  entretenue avec les responsables de l’aquaculture et la pêche ainsi qu’avec les pêcheurs et membres de  communauté villageoise de Pitiké et Roc.

Ce sont entre 5.000 et 7.000 bébés tortues qui sont relâchées dans la mer chaque année en Côte d’Ivoire.

Emélis Gooré