L’élection à la présidence de la Fédération Ivoirienne de Football (FIF), aura permis de connaître le vrai visage de certains acteurs du sport roi local. Ainsi, pour ceux qui en doutaient encore, l’aversion que nourrissent nombre d’anciens footballeurs internationaux pour Didier Drogba vient d’éclater au grand jour.

Plus de doute, il y a de l’eau dans le gaz entre Didier Drogba (DD) et Cyril Domoraud, pour ne citer que la tête de proue, tous deux anciens capitaines de l’équipe nationale de football. Le cas du parrainage de l’Association des footballeurs ivoiriens (AFI) accordé à Idriss Diallo illustre, par la plénitude de la preuve, cette regrettable occurrence. Sinon, comment comprendre que des membres d’une structure dont il est l’un des dirigeants, refusent leurs voix à Dahizoko au profit d’un autre candidat déjà assuré de candidater au prochain scrutin présidentiel de la FIF? C’est incompréhensible pour l’observateur lambda. Et même si on met dans la balance le fait que DD et Domoraud soient rivaux au sein de listes différentes, il ne faut pas occulter le fait que ce n’est qu’un parrainage. Il ne s’agit donc pas encore de l’élection elle-même.

De toute évidence, Cyril Domoraud aurait voulu empêcher la candidature de Drogba à cette joute électorale qu’il ne s’y serait pas pris autrement. On peut le déplorer. D’autant que, si une chose est d’être candidat, une autre est de pouvoir remporter le scrutin. Si donc l’AFI accordait son parrainage à Drogba, cela n’aurait pas fait de celui-ci, de facto, le successeur de Sidy Diallo. Il s’en faut ! Ce faisant, il ne serait pas inutile de se poser cette question de bon sens : en quoi donc la candidature de l’ancien buteur de Chelsea gêne-t-elle Cyril Domoraud au point qu’il décide de refuser le parrainage de l’AFI à celui avec qui il dirige l’Association ? Surtout que sa liste est déjà assurée d’être en lice pour l’élection présidentielle à la FIF. C’est une préoccupation qui met le curseur sur les sentiments que nourrit l’intéressé pour DD.

Ce serait un truisme d’affirmer que le président de l’AFI ne sache pas Drogba. Or, les deux ont ‘‘destin lié’’ au niveau de l’Association des footballeurs ivoiriens. C’est malsain. Malheureusement, la remarque vaut pour les 2 autres qui ont porté leur choix sur Idriss Diallo (3 contre 2 ). Et pourtant, puisque ce dernier n’avait plus besoin de parrainages pour valider sa candidature, la logique et la raison n’eussent-elles pas voulu que les votants de l’AFI, dans un bel ensemble, accordassent leurs suffrages à l’un des leurs qui se trouvait en mauvaise posture? Cela aurait fait sens. Assurément ! Au surplus, quel bel esprit de fraternité cela aurait-il démontré? Au lieu de quoi, Cyril et ses amis ont préféré priver leur co-adhérent de leurs voix à l’effet d’invalider sa candidature.

C’est un scandale qui tire sa source, entre autres vilains sentiments, de la jalousie et de la mesquinerie qui animent les mis en cause sans doute agacés par l’aura et le charisme de l’enfant de Niaprahio. On n’en dit pas plus. Mais chacun appréciera le procédé, de même que l’esprit qui le sous-tend. C’est méchant ! Tout simplement…

René Ambroise Tiétié