Deux mouvements proches du Fpi, ont annoncé mercredi 30 septembre, le retrait de leurs membres de la commission électorale indépendante (Cei). Ce retrait intervient  à quelques jours de la tenue de la présidentielle. Et ruinent les espoirs du chef de l’État qui se présente pour un 3ème mandat controversé.

« Les plateformes AFD et LMP ont instruit toutes les personnalités qu’elles ont proposées pour siéger dans les commissions électorales communales, sous-préfectorales, départementales, régionales et à l’étranger, de suspendre leurs activités au sein des démembrements de la Cei ». Propos justifiés selon ces deux plateformes, par le « refus du gouvernement et une attitude méprisante, principale source de menaces sociales et politiques et causes de la montée des dérives verbales et des tensions systématiques » observées sur le territoire national et international.

Pour MM Pascal Affi Nguessan et Kabran Appia, des concertations doivent être initiées par le gouvernement ivoirien afin de mettre fin à « la montée des incertitudes ». L’AFD et la LMP qui ont félicité « la récente mission du représentant spécial du Secrétaire Général des Nations Unies et les prescriptions de l’arrêt de de la CADHP, appellent à un engagement plus ferme de la communauté internationale, sur la nécessité de parvenir à la mise en place de règles consensuelles par le dialogue entre tous les acteurs du processus électoral. »

Enfin, l’AFD et la LMP ont réitéré l’urgence et la nécessité « d’une concertation élargie entre le gouvernement et les forces politiques et sociales ». Dialogue social sans quoi, MM. Affi N’guessan et Kabran Appia, risque de replonger le pays dans des troubles plus pernicieuses que ceux de 2011.

Guy Lasme