Ce lundi 18 mai 2020, comme annoncée par l’État ivoirien, la réouverture des établissements scolaires est effective à Danané (région ouest). Cependant quelques difficultés restent à évacuer.

Après deux mois d’attente les élèves ont retrouvé le chemin des classes. Ce matin, dans l’enceinte du lycée moderne Zingbé Mathias, élèves, enseignants et l’ensemble de l’administration dudit lycée sont au rendez-vous de l’appel de l’État à la reprise des cours. Zomy Dieudonné, élève en Terminale A3 (en année d’examen) exprime sa satisfaction. «Aujourd’hui je suis très ravi de la reprise des cours. Vraiment je suis très content, et je remercie le gouvernement de ce qu’il a permis encore que nous reprenions les cours dans les normes ».

Diomandé Noura est élève en classe de 3ème et doit passer le Brevet d’étude du premier cycle (Bepc) évoque quant à elle des craintes liées au cours dispensés par télé enseignement lors du confinement général. « Je suis contente de la reprise des cours. Seulement, qu’ils vont reprendre les cours dispensés à la télévision? Tout le monde n’a pas suivi les cours. Et nous sommes en retard. J’ai suivi ces cours mais je n’ai pas compris. Surtout les cours de Svt (Sciences de la vie et de la terre, Ndlr), les mathématiques, je n’ai pas compris ces cours. Franchement je me demande s’ils peuvent reprendre les cours de la télévision » s’inquiète-elle.

Bon nombre d’élèves surtout en classe d’examen n’ont pas regagné leur classe respective. Le proviseur du lycée, Coulibaly Sidiki leur lance un appel pressant. Avant donc de s’appesantir sur les difficultés qui minent l’établissement pour cette première journée de reprise des cours.

«Au niveau des difficultés, le lycée a un gros effectif et nous avons pu scinder les classes pour permettre aux enfants d’être dans les conditions idoines telles que recommandées par la hiérarchie. Seulement que nous n’avons pas encore de dispositif de lavage des mains. Et nous avons demandé aux enfants de venir avec les masques ».

Coulibaly plaide auprès des élèves qui ont les moyens de se munir aussi de gel hydro alcoolique. Le temps pour l’établissement de recevoir « la dotation du ministère qui ne saurait tarder ».

Rémi Daplé, Correspondant à Danané