Amoa Urbain, chercheur ivoirien et recteur de l’université Charles Louis de Montesquieu (UCLM) d’Abidjan, a annoncé au Bénin, l’ouverture de la première Chaire Afrique-diaspora pour la diplomatie coutumière, le dialogue inter-religieux, interculturel et la paix, sous le pilotage du laboratoire de recherches de l’UCLM.

Cette annonce a été faite à l’occasion de la 29ème session régionale de formation organisée par la Chaire Unesco DPHD (Soirs de la personne humaine et de la démocratie), à laquelle l’universitaire était invité. Elle a porté sur le thème ‘‘les mécanismes de promotion et de protection de la Charte africaine des droits de l’homme et des peuples’’. C’était à l’université d’Abomey-Calavi (Cotonou).

Renforçant les branches universitaires existantes, cette nouvelle filière académique, précise-t-il, sera domiciliée à ‘‘la cité des Reines et des Rois de N’douci’’ à Tiassalé, en Côte d’Ivoire. C’est la mise en marche d’un projet pédagogique si cher au professeur Amoa Urbain. Lequel projet selon Amoa Urbain vise à valoriser ses travaux de recherches sur les civilisations d’Afrique, en enseignant les mécanismes de gouvernance et de gestion des conflits tirés des modes de gouvernance de l’Afrique ancienne.

La vision de cet expert ivoirien des questions africaines a rencontré l’adhésion totale des intellectuels africains dont le professeur Albert Tévoédjrè. Cette mission du professeur Amoa Urbain, a été très fructueuse, dans la mesure où elle lui aura permis de nouer de solides contacts avec des acteurs de la société civile africaine ainsi que des intellectuels de la diaspora africaine.

Aussi, a-t-il, participé à la conférence publique animée par la journaliste et historienne Sylvia Serbin à l’université d’Abomey Calavi sur les Reines d’Afrique. Franco-afro-antillaise, Sylvia Serbin, s’est partagée entre l’Afrique où elle est née et a vécu une trentaine d’années et Paris où se sont déroulées ses études universitaires et une partie de sa carrière professionnelle.

Auteure de séries historiques à Radio France et pour des magazines, elle a aussi rédigé des contributions pour l’Unesco sur l’histoire générale de l’Afrique, le programme d’e-learning figures féminines de l’histoire africaine et la publication ‘‘Femmes africaines, Panafricanisme et Renaissance africaine…’’

Du 23 au 27 septembre 2019, le professeur Amoa Urbain a aussi participé à Cotonou, au colloque international organisé par l’école nationale d’administration et de magistrature (ENAM) du Bénin en collaboration avec l’université catholique de Lyon.

Info: P.K