Le syndicat national des enseignants bivalents du second degré de Côte d’Ivoire (SYNEBCI) réclame une « prime compensatrice » lors d’une assemblée générale ordinaire tenue le mercredi 09 septembre à Adjamé.

Au cours de cette assemblée générale ordinaire, les enseignants du SYNEBCI ont exigé du ministère de l’éducation nationale et de l’enseignement technique six (06) revendications dans le cadre de la bivalence. Ce sont entre autres, une prime de bivalence, la recomposition des blocs disciplinaires dans la formation initiale des professeurs bivalents pour plus de crédibilité et d’efficacité, le respect des effectifs par classe en tenant compte des standards internationaux et de la définition du format initial du collège de proximité (40 élèves maximum), l’organisation des séminaires pédagogiques en tenant compte de la spécificité des professeurs bivalents, la dotation effective des Conseils d’Enseignement en matériels didactiques adéquats et le remplacement des tableaux noirs à craie par des tableaux blancs à markers.

A l’origine explique  Jean Marc Kouassi, secrétaire général national du SYNEBCI) la bivalence avait été initiée dans la perspective de la politique de l’École obligatoire Pour Tous. « Étant donné la forte scolarisation, l’autorité a opté pour la construction d’écoles de proximité. Ce qui suppose des ressources de qualité pour animer ces établissements. D’où l’option du recrutement de professeurs bivalents en tenant compte des dispositions budgétaires de l’État ».

Toutefois, l’exercice de la bivalence rencontre de nombreux problèmes tant dans la formation. Selon Jean Marc Kouassi, « nous sommes bivalents, nous faisons tout, deux fois; nous enseignons deux fois, évaluons deux fois, remplissons les documents pédagogiques deux fois; et c’est vraiment pénible ! Et pour certains même trois fois dont ceux de Français, d’Histoire et Géographie ».

Les enseignants bivalents sont engagés à « entamer des discussions avec les autorités sur la base de la plateforme revendicative adoptée ». Mais, ils se réservent le « droit constitutionnel de grève » qui consisterait à « bloquer les collèges de proximité » s’il n’y a pas d’issue favorable à leurs revendications.

Guy Lasme