A la faveur de l’appel de 1000 professionnels de la justice et personnalités français demandant dans une lettre ouverte ce mercredi 03 mai à Emmanuel Macron “d’en finir avec la surpopulation carcérale”, Habib Sanogo, proche de Guillaume Soro s’en est vertement pris principalement au chef d’Etat ivoirien, Alassane Ouattara sur les réseaux sociaux.

« Combien de présidents africains devraient être appelés à faire de même? En Côte d’Ivoire, aucun gouvernement n’a jamais jugé bon d’y remédier. Cela doit changer », dit-il pour commencer.

Se prononçant sur les manifestations en France et aux États-Unis pour dénoncer le racisme, le porte-parole de Gps Europe dit être contre ce phénomène. Cependant, il condamne la dictature des dirigeants actuels de son pays, la Côte d’Ivoire.

« Désolé pour ceux que ça heurterait, mais ça commence à me gaver. Entendons-nous bien, je suis contre le racisme, l’exclusion, la discrimination et l’injustice. Mais dans mon pays où des élus sont injustement détenus, le problème majeur n’est pas le racisme. Dans mon pays où la corruption est maîtresse, le racisme n’est pas le problème majeur. Dans mon pays où des personnes sont contraintes à l’exil, le racisme n’est pas le problème majeur », s’agace-t-il.

Et de poursuivre: « dans mon pays où l’État a disparu au profit d’un parti politique, le racisme n’est pas le problème majeur. Dans mon pays les prisons sont surpeuplées, le racisme n’est pas le problème majeur. Dans mon pays où des milices encagoulées règnent, le racisme n’est pas le problème majeur. Dans mon pays où la vie humaine semble compter moins que l’image personnelle, le racisme n’est pas le problème majeur. Dans mon pays où la constitution est foulée au pied, le racisme n’est pas le problème majeur ».

Habib Sanogo conclut sa dénonciation en indiquant que « dans mon pays où l’école est malade, le racisme n’est pas le problème majeur. Dans mon pays où les hôpitaux sont des mouroirs, le racisme n’est pas le problème majeur. Dans mon pays où la notion de nation n’existe pas, le racisme n’est pas le problème majeur ».

Tout en estimant avoir cité ces situations qui sont certes loin d’être pires que les problèmes dramatiques des noirs aux USA et Europe qu’il « déplore », mais « dans mon pays, il y a des problèmes différents mais tout aussi importants qui doivent être dénoncés et combattus ».

Ghislain Coulibaly