(ShareAmerica)-Washington prend des mesures énergiques contre le programme d’armement du régime iranien afin de l’empêcher de répandre la violence au Moyen-Orient et ailleurs.

Le secrétaire d’État des États-Unis Michael R. Pompeo a récemment annoncé de nouvelles sanctions contre l’Iran. L’objectif est de barrer la route au commerce de certains métaux qui servent aux programmes d’armement du régime. Les États-Unis ont également décidé de prolonger l’embargo sur les armes classiques avancées de l’Iran et saisi de nombreuses cargaisons d’armes destinées à des combattants au Yémen.

« Les programmes nucléaires, militaires et de missiles balistiques de l’Iran constituent une menace grave pour la paix et la sécurité internationales », a déclaré M. Pompeo le 30 juillet en annonçant les nouvelles sanctions. Celles-ci ciblent 22 métaux, dont plusieurs types d’aluminium, de cuivre et d’acier.

Le chef de la diplomatie américaine a signalé que le Corps des gardiens de la révolution islamique (CGRI) contrôlait le secteur de la construction du pays, d’où la nécessité d’imposer des restrictions sur les métaux. Le CGRI, qui a été désigné comme un groupe terroriste par les États-Unis, fait également l’objet de sanctions de l’ONU depuis qu’il a construit, à Fordo, une usine d’enrichissement d’uranium capable d’alimenter le programme d’armes nucléaires du régime.

« Tout transfert délibéré de matériaux, comme le graphite ou des métaux bruts ou semi-finis, en direction ou à partir de l’Iran pour une utilisation en lien avec le secteur iranien de la construction, reste visé par les sanctions », a souligné M. Pompeo.

Ces sanctions sur les métaux s’inscrivent dans le cadre d’une vaste campagne américaine conçue pour contraindre le régime iranien à renoncer à ses ambitions en matière d’armement nucléaire, à mettre fin au financement du terrorisme à l’étranger et à l’obliger à affecter ses richesses au bien-être du peuple iranien.

Le secrétaire d’État Pompeo a annoncé, le 20 août, qu’en vertu de la Résolution 2231 de l’ONU les États-Unis allaient user de leur droit de réimposer des sanctions de l’ONU contre l’Iran, et notamment étendre l’embargo de 13 ans sur le commerce iranien des systèmes d’armement avancés. L’embargo actuel devait expirer en octobre.

Les États-Unis ont également saisi des armes destinées aux combattants houthis au Yémen. Elles avaient été expédiées en violation avec les résolutions du Conseil de sécurité de l’ONU. Les Nations unies ont confirmé que les armes confisquées au large du Yémen en novembre 2019 et en février 2020, qui comprenaient notamment des missiles antichars et sol-air, provenaient bien d’Iran.

En outre, d’autres cargaisons d’armes en route vers le Yémen ont été saisies par les États-Unis en juin, dont 200 grenades propulsées par lanceurs ainsi que des missiles.

De son côté, le département du Trésor des États-Unis a désigné, le 19 août, deux sociétés et un ressortissant iranien qui avaient fourni des pièces d’avion à Mahan Air. Cette mesure du gouvernement américain constitue une mise en garde lancée au secteur de l’aviation contre tout soutien à la compagnie aérienne du CGRI qui transporte des armes et incite à la violence.

En vertu des désignations de Parthia Cargo et Delta Parts Supply FZC, basées aux Émirats arabes unis, et d’Amin Mahdavi, le propriétaire de Parthia Cargo, les avoirs de ces entreprises aux États-Unis sont gelés et toute transaction de la part de ces sociétés avec des entités américaines est interdite.

« Le régime iranien se sert de Mahan Air comme d’un outil pour propager son programme de déstabilisation dans le monde entier, notamment aux régimes corrompus de la Syrie et du Venezuela, ainsi qu’aux groupes terroristes dans tout le Moyen-Orient », a martelé le secrétaire au Trésor Steven T. Mnuchin, le 19 août.

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