Le vice-président de la République, S.E.M. Daniel Kablan Duncan, a marqué de son emprunte et de son aura, le rassemblement mondial du mouvement SUN 2019 qui se tient du 4 au 7 novembre 2019, dans la capitale népalaise, avec plus d’un millier de participants montrant un grand intérêt à apprendre de l’expérience de la Côte d’Ivoire en matière de lutte contre la malnutrition.

On dirait du vice-président Duncan qu’il a été « l’Homme de Kathmandu » pour sa participation au rassemblement SUN 2019 que cela ne serait pas exagéré. Lui dont les prises de paroles dans toutes les sessions ont suscité tant d’admiration que d’enthousiasme de la part de l’ensemble des participants dont certains n’hésitaient pas à le présenter comme le super champion de la lutte contre la malnutrition.

Des réunions informelles du groupe principal à la plénière, en passant par la cérémonie solennelle d’ouverture du rassemblement mondial et la conférence de presse qu’il a co-animée avec 3 autres personnalités, le vice-président de la République était fort sollicité pour montrer comment la Côte d’Ivoire s’est appropriée la cause du mouvement SUN et a réussi, en quelques années, à se positionner parmi ses meilleurs élèves. Comment le gouvernement ivoirien a su arbitrer en son sein pour mobiliser l’ensemble des énergies et éviter les conflits de compétences ? Comment le gouvernement a su impliquer les différents acteurs ainsi que les populations ? D’où le vice-président de la République tire-t-il toute la conviction et cette énergie qu’il met au service de cette cause ? Autant de questions.

A tout cela, il faut ajouter l’admiration vouée à la Côte d’Ivoire pour les progrès qui commencent à se faire sentir, notamment au niveau de l’allaitement maternel exclusif (de 12% en 2012 à 23,5% en 2016), mais aussi le fait d’avoir obtenu du PAM l’installation en Côte d’Ivoire du troisième Centre d’excellence contre la faim et la malnutrition (CERFAM) depuis mars 2019 et de siéger au groupe principal du mouvement SUN par la nomination du vice-président de la République depuis juillet dernier.

Partout où le vice-président ivoirien est intervenu à Katmandou, y compris lors de son audience avec la présidente de la République démocratique fédérale du Népal, S.E. Madame Bidya Devi Bhandari, ainsi que dans ses interviews avec les deux plus grands médias publics népalais, ses réponses ont été les mêmes : au commencement était le ferme engagement du Président de la République de Côte d’Ivoire lui-même, S.E. Alassana Ouattara, qui a fait sienne la pensée de feu le Président Houphouët-Boigny disant que « L’homme qui a faim n’est pas un homme libre ».

Le vice-président de la République a ainsi expliqué que le Chef de l’Etat, dès sa prise de fonction, a choisi de miser sur le capital humain comme la principale ressource pour bâtir le développement du pays, tout en déterminant les deux paramètres essentiels qui forment le capital humain, en l’occurrence: d’une part, l’éducation-formation qui intègre l’alphabétisation, avec l’institution de l’école obligatoire et, d’autre part, la santé qui passe avant tout par un bon état nutritionnel et une bonne couverture sanitaire.

Aussi, sous égide du chef de l’Etat, le gouvernement a-t-il fait de la lutte contre la malnutrition une de ses priorités.

Cela s’est traduit très vite par l’adhésion de la Côte d’Ivoire au mouvement SUN en 2013, la création en 2014 d’un cadre institutionnel de gestion multisectoriel de la problématique – le Comité national pour la nutrition (CNN) alors présidé par le Premier ministre, et qui va se muer en juin 2019 en Conseil national pour la nutrition, l’alimentation et le développement de la petite enfance, (CONNAPE), avec un ancrage désormais passé à la présidence de la République, et sous la supervision directe du vice-président de la République, tout en maintenant le Premier ministre comme vice-président.

Deux autres actes majeurs posés furent l’adoption par le gouvernement, en 2016, d’une politique et d’un Plan national multisectoriel de nutrition (PNMN) 2016-2020, d’un coût de 470 millions de dollars, et la prise de textes réglementaires dont le décret de 2013 portant sur la réglementation de la commercialisation des substituts du lait maternel, et celui de 2018 rendant obligatoire l’enrichissement de certains aliments en fer, en acide folique, en vitamine A et en iode.

Le vice-président de la République a fait comprendre à l’assistance que l’un des secrets de la réussite dans le combat contre la malnutrition est l’engagement au sommet de l’Etat. En Côte d’Ivoire, a-t-il souligné, c’est cet engagement personnel du président de la République qui leur a donné le souffle nécessaire, lui-même et tous ceux qui ont épousé la cause de la nutrition et y travaillent.

De même, il a indiqué que s’il n’y a pas eu de conflit de compétences au sein du gouvernement pour la gestion de la problématique, c’est aussi grâce à la décision du chef de l’Etat de placer haut l’ancrage du CONAPPE, d’abord sous la coordination du Premier ministre puis aujourd’hui sous celle du vice-président de la République, et en faisant un comité multisectoriel avec l’intégration de 13 ministres au total.

A ce niveau, M. Jakaya Kikwete, ancien président de la Tanzanie, aussi présent à Kathmandu, a apporté de l’eau au moulin du vice-président ivoirien en répondant que le déclic doit venir du sommet, face à la préoccupation des participants de plusieurs pays  de savoir comment impliquer les ministères des Finances dans le combat pour la nutrition.

Le vice-président Duncan a aussi révélé qu’un des secrets des bons points de la Côte d’Ivoire sur le chantier de la nutrition, c’est d’avoir su mobiliser le secteur privé pour le financement du PNMN, de la même façon que cela a été fait pour financer le plan national d’investissement pour le développement dans son ensemble. Ainsi, l’Etat finance seulement 15% des 470 millions de dollars du PNMN 2016-2020, le secteur privé étant mobilisé pour les 85% restant.

Le vice-président de la République a par ailleurs indiqué que la stratégie de la Côte d’Ivoire a aussi consisté à créer des démembrements du CONAPPE, partant de la structure centrale à des représentations aux niveaux régional, départemental et communal, pour permettre de toucher plus directement les populations et susciter leur adhésion au combat la malnutrition.

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