Le ministre des mines et de la géologie était l’invité de la rubrique de “L’Invité des Rédactions de Fraternité Matin” le jeudi 04 juillet. Débattant sur le thème “Quelle contribution du secteur minier au développement de la Côte d’Ivoire?”, Jean-Claude Kouassi, a annoncé la fin des activités de 23.400 orpailleurs clandestins sur la période 2018 et 2019.

« Nous avons mis fin aux activités de 23 400 orpailleurs clandestins entre 2018 et 2019. Nous devons mener une lutte sans répit contre l’orpaillage clandestin. Il nuit aux exploitations minières légales, détruit notre environnement, menace la qualité de vie dans nos villages et hypothèque l’avenir de nos enfants et petits-enfants », a-t-il dit.

A décembre 2018, ce sont au total 241 sites qui ont été déguerpis et fermés. Pour Jean-Claude Kouassi, l’objectif du gouvernement est d’avoir une industrie minière durable, rentable, performante et respectueuse de l’environnement.

Le gouvernement entend le développer le secteur de la petite mine qui comprend les petites et moyennes entreprises, afin d’en faire un secteur économique viable et profitable aux particuliers et aux entreprises qui s’y intéressent.

Pour le ministre Jean Claude Kouassi, le secteur minier entend contribuer à au moins 4% du produit intérieur brut (PIB) à l’horizon 2020. «Le secteur minier entend contribuer à au moins 4% du (PIB) à l’horizon 2020. Nous disposons des moyens qu’il faut pour atteindre cet objectif», a-t-il dit.

Selon Jean-Claude Kouassi, les résultats obtenus dans le secteur fondent cet optimisme. Il s’agit, entre autres, de la production industrielle d’or qui est passée à 24,488 tonnes d’or à fin 2018, contre 7 tonnes d’or en 2009, soit une hausse de 249,83 %. Quant à la production de manganèse, elle a été de 791.911 tonnes en 2018, contre 207.000 tonnes en 2016, soit une progression de 282,56 %.

Les recettes fiscales dans le secteur sont passées à 65,841 milliards de FCFA (2018), contre 56,441 milliards de FCFA en 2017, soit une hausse de 16,65%. Quant au nombre d’emplois directs créés, il est de 13.327 en 2018, contre 10.524 en 2017, soit une hausse de 26,63%.

Ces résultats, a-t-il ajouté, sont le fruit des réformes, en vue d’adapter le secteur minier aux exigences nouvelles du développement du secteur extractif et d’attirer plus d’investisseurs. A savoir, la mise en place d’une meilleure gouvernance dans le secteur, la préservation de l’environnement et de l’écosystème, la garantie aux opérateurs privés d’une meilleure rentabilité de l’exploitation minière, etc.

La Côte d’Ivoire dispose d’importants gisements de minerais non encore exploités. Et, a-t-il ajouté, le secteur ambitionne de se positionner comme le second moteur de la croissance  économique. 

CICG – Côte d’Ivoire) et la Rédaction