(L’Héritage)-Guillaume Soro et les ex com-zones font l’objet d’acharnement judiciaire. En effet, après avoir abandonné la plainte contre Soro et les com-zones pour ‘‘traitement inhumain, séquestration, enlèvement’’, lors de la crise postélectorale de 2010 qui avait opposée Alassane Ouattara à son père Gbagbo, Michel Gbagbo et la juge française Sabine Kheris ont ‘‘ressuscité’’ le dossier. Et c’est le pouvoir Ouattara à Abidjan qui en rit sous cape. Mais jusque à quand ?

En effet, Guillaume Soro semble guère inquiéter ni par la justice française, ni par la Cpi. En 2012, alors nouvellement élu président de l’assemblée nationale, Guillaume Soro avait exprimé ses sentiments au micro de France 24. Sur des prétendus soupçons de commanditaire de crimes de guerre, Guillaume Soro Kigbafori s’était dit surpris.

« D’abord je suis surpris qu’on dise qu’il y ait des soupçons. Je veux simplement vous donner deux éléments. La première chose c’est que la cour pénale internationale ne s’hasarderait pas à inviter une personnalité à sa tribune à New York officiellement s’il y avait même le moindre début de soupçon sur cette personnalité. La deuxième chose, j’ai été premier ministre, j’ai organisé des élections dans mon pays avec la commission électorale indépendante ». En ce qui concerne la plainte de Michel Gbagbo, l’ancien président de l’assemblée nationale avait apporté une réponse anticipée. Selon lui, c’est avec la communauté internationale que les Frci ont agi.

« J’ai dirigé en tant que premier ministre, ministre de la défense les Forces républicaines de Côte d’Ivoire qui ont agi de concert avec la communauté internationale, je dis bien avec la communauté internationale en légitime défense ».

La juge Sabine Kheris piège Ouattara

Le chef de l’Etat ivoirien, qui croit s’être libéré de Soro s’est foutu le doigt dans l’œil et semble être pris dans son propre piège. En effet, le rapport des avocats de Michel Gbagbo, à la page 3 indique que « par une ordonnance en fate du 17 mars 2011, Alassane Ouattara créait les Forces républicaines de Côte d’Ivoire composées essentiellement d’anciens rebelles, rebaptisées forces armées des forces nouvelles ». Et au bas de la même page, il est mentionné ceci : « Michel Gbagbo entendait alors les soldats aux ordres d’Alassane Ouattara, rentrer dans la résidence ». La page 2 du rapport qui traite du fond de l’affaire, il insiste sur le fait que les forces militaires étaient au service de Monsieur le président de la République, Alassane Ouattara.

« Cette plainte reprenait les termes d’une précédente plainte déposée le 14 novembre 2011 par Michel Gbagbo, de nationalité française, fils de l’ex président de la République de Côte d’Ivoire, par les soins de son avocat et dans laquelle il expliquait qu’il avait été victime d’enlèvement, avait été séquestré, et était actuellement détenu arbitrairement, par des forces militaires au service de Monsieur le président de la République, Alassane Ouattara et Guillaume Soro, qui lui faisaient subir des traitements inhumains et dégradants ». Finalement, Alassane Ouattara est pris, lui qui croyait prendre.

In L’Héritage