Le chef de l’Etat Alassane Ouattara n’est pas serein dans ses bottes. Il serait toujours en quête de légitimité à l’international. Le président français, Emmanuel Macron vient de lui tendre encore un autre piège.

Depuis sa réélection pour un 3ème mandat qui a endeuillé plusieurs familles ivoiriennes, Alassane Ouattara cherche sa légitimité à l’international. Au pays, il semble avoir réussi à asseoir cette légitimité. En témoigne la participation des deux grandes formations de l’opposition (PDCI-RDA et le FPI) aux élections législatives dont l’organisation est maintenue pour le 6 mars 2021. Alassane Ouattara, on le sait n’a pas encore été officiellement reçu par l’Elysée depuis sa catastrophique réélection le 31 octobre 2020. Depuis quelques semaines, il sollicite du président français, une audience. Mais selon des indiscrétions, Emmanuel Macron aurait posé ses conditions.

L’on s’en souvient que pour obtenir de Paris l’autorisation de son 3ème mandat inconstitutionnel et fermer les yeux sur le massacre des ivoiriens, Alassane Ouattara, à la demande de l’Elysée avait concédé à donner de colossaux marchés aux entreprises françaises. Notamment la construction du métro d’un coût global d’un peu plus de 1000 milliards de FCFA ; le projet de l’aménagement de l’aéroport Félix Houphouët-Boigny arraché à une entreprises chinoise et octroyé à Bouygues…Alors qu’au départ, Macron avait demandé à M. Ouattara de permettre à toute personne qui souhaiterait se présenter à cette élection présidentielle à le faire, de libérer les prisonniers politiques, et à abandonner les poursuites et mandats d’arrêts contre Guillaume Soro et ses partisans. Trois mois après, la France remet au goût du jour ces dernières recommandations si toutefois, le chef de l’Etat souhaite être reçu par Macron.

De source crédible, le président de la République de France a ordonné à son homologue ivoirien de faire libérer tous les détenus politiques sans condition, de permettre le retour sécurisé des exilés sans contrainte, d’abandonner les mandats d’arrêts et la levée des poursuites contre Soro et ses partisans. Dans les milieux diplomatiques français, l’on s’explique difficilement le fait que des personnes poursuivies pour les mêmes infractions et jetées en prison durant plusieurs mois sans jugement soient libérées et blanchies sans condition et que d’autres y soient encore jusqu’ici. Dès lors, l’on a fini par comprendre que tout ce scénario n’est que pure politique. Mais M. Ouattara va-t-il abdiquer ? En tout cas, depuis quelques jours, le retour de certains partisans de Laurent Gbagbo sont annoncés.

Selon des informations dont nous disposons, le Fpi tendance Gbagbo aurait donc adressé un courrier aux autorités ghanéennes et françaises pour les informer du désir de leurs militants en exil de signer leur retour au pays. Mais de ce qui nous revient, un mandat d’arrêt contre Katinan Koné (un proche de Laurent Gbagbo) serait déjà rédigé. Les autorités judiciaires attendraient calmement le retour de celui-ci pour le cueillir comme un fruit mûr sur son arbre. En attendant, Dominique Ouattara séjourne en France depuis au moins quatre-vingt-seize (96) heures. Elle a devancé son époux dans le cadre d’un lobbying auprès des officiels français en vue donc d’obtenir cette audience de son époux auprès du jeune président français.

Ces conditions du numéro 1 français ressemblent fort bien à piège tendu à son homologue ivoirien. Car elles sont annonciatrices d’un cinglant désaveu. Alassane Ouattara est-il définitivement lâché par l’occident ? Le temps nous situera.

Source : L’Héritage